Programme de la NVA pour Bruxelles : « Tout sauf une surprise de la part de ce parti belgo-bruxellicide ! »

C’est « sans surprise mais avec consternation » que le chef du groupe cdH au Parlement bruxellois, Benoît Cerexhe a pris connaissance des premiers éléments du programme communautaire de la NVA relatif à l’avenir des institutions bruxelloises.  

Point d‘équilibre du fédéralisme belge que nous connaissons aujourd’hui, faisant par essence partie des remparts contre les logiques de démantèlement total de la Belgique, la Région bruxelloise fêtera l’année prochaine ses 25 années d’existence. Si peu d’observateurs en 1989 lui accordaient des chances de s’imposer, exister, voire survivre, dans un paysage institutionnel que certains souhaitaient voir dominé par les deux principales Communautés de notre pays, la Région bruxelloise a su au fil du temps convaincre, se faire respecter par une gouvernance bruxelloise qui dépasse salutairement les clivages communautaires, et imposer, au bénéfice de l’ensemble de notre pays, le rôle central, capital et fédérateur qui est le sien désormais.

Les propositions – pour autant qu’on puisse les appeler ainsi – de la NVA sur Bruxelles sont à ce titre « préhistoriques » parce qu’elles ne font que reprendre la litanie usée défendue depuis des décennies, bien avant la création de la Région bruxelloise,  par un Mouvement flamand qui ne voit dans Bruxelles qu’un territoire où les habitants n’ont d’autre droit que de choisir de se faire acheter ou non par les deniers flamands et d’accepter de se faire cogérer, dans un premier temps, par la Flandre et la Wallonie, pour dans un deuxième temps abandonner toute prérogative à la seule Région flamande; sans surprise, plus que de proposer, la NVA choisit délibérément de provoquer.

Ces « idées » (sic)  pour Bruxelles confirment les options défendues depuis longtemps par la NVA, à savoir celles de la négation totale de la Région bruxelloise, de la création de sous-nationalités sur le territoire des 19 communes, de la conflictualisation des relations intercommunautaires.

Benoît Cerexhe en appelle aux autres formations politiques bruxelloises, essentiellement flamandes, mais aussi le MR côté francophone, pour qu’elles prennent définitivement – dans les actes et dans les paroles – leurs distances vis-à-vis d’une formation politique belgo-bruxellicide. Il y a quelques jours, le leader des Libéraux bruxellois assurait pouvoir gouverner avec la NVA à Bruxelles dont il reconnaissait les prétendues vertus pour certains éléments du programme socio-économique ; les provocations de la NVA aujourd’hui disqualifient totalement une telle forme de rapprochement.

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