Célébrations du 1er novembre 2013 à Woluwe-Saint-Pierre

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Mesdames,

Messieurs,

 

Nous sommes réunis ce matin pour commémorer ensemble, la journée de la Toussaint et la Fête des morts. Ce jour, nous rendons hommage à nos proches décédés. C’est le plus grand des chagrins, la plus grande des douleurs de voir partir ceux que l’on aime. C’est une journée de recueillement et je suis heureux de pouvoir vous accueillir, pour cette journée importante, dans ce cimetière enfin remis à neuf ! Cela faisait quelques années que les citoyens l’attendaient : le cimetière de Woluwe-Saint-Pierre a fait l’objet de rénovations importantes permettant, aujourd’hui, à tous, de se recueillir dans un environnement agréable.

 

Le 1er novembre est également une journée de commémoration à l’égard de ceux qui ont donné leur vie pour la patrie. Aujourd’hui, nous tenons, comme chaque année, à rendre hommage aux combattants héroïques, aux victimes de ces terribles années de guerre, à tous ceux qui ont risqué ou sacrifié leur vie pour préserver la nôtre, pour défendre nos libertés et la démocratie. Si nous sommes réunis en ce jour, c’est pour honorer leur souvenir. Notre devoir de mémoire à l’égard de ces sacrifices consentis pour la sauvegarde de notre pays est fondamental. « Avec la jeunesse dans la tombe,  les meilleures générations sacrifiées, la civilisation en partie détruite, la fortune perdue, la désolation partout, une victoire serait-elle une victoire ? » s’interrogeait le socialiste Pierre Brizon en 1916. Mesurons notre chance de vivre, depuis des décennies maintenant, dans une Europe en Paix.

Nous commémorons aujourd’hui l’espoir, le courage et les forces de la vie qui ont fini par triompher des conflits. Rendons hommage à la bravoure et à l’héroïsme de ceux qui se sont battus pour que notre jeunesse puisse vivre dans un monde fait de plus de tolérance et de plus de solidarité. Et mesurons notre chance de vivre dans une Europe en Paix. 

« Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants ». Cette phrase de Chateaubriand nous permet de nous rappeler que rendre hommage à ces hommes et ces femmes, connus ou inconnus, qui reposent dans notre cimetière, nous permet, aussi, de nous tourner vers le passé pour enrichir notre avenir. Vouloir se souvenir reste toujours une démarche exigeante. «Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence», écrivait Elie Wiesel, prix Nobel de la Paix en 1986. C’est donc en permanence qu’il nous revient d’entretenir cette mémoire pour l’inculquer aux plus jeunes. Nous devons nous efforcer de favoriser le dialogue entre les générations. Evoquer le passé, c’est aussi apprendre l’histoire commune de notre pays.

A l’aube du centenaire de la première guerre mondiale, dont les célébrations auront lieu en 2014, il est plus que jamais crucial de s’interroger : qui témoignera demain, lorsque les derniers combattants auront disparus ? Que signifiera cette guerre dans l’esprit de ceux qui ne l’auront pas entendue conter par ceux qui l’ont vécue ? Il est de notre devoir, à chacun d’entre nous et aux générations futures, de perpétuer ce souvenir.

 

Le risque est grand de ne plus comprendre ce passé et de moins bien préparer l’avenir. Ne le prenons pas. Et soyons à la hauteur de ceux dont nous célébrons la mémoire aujourd’hui.

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