Bruxelles n’est pas une taupinière !

Benoît CEREXHE, chef du groupe CDH au Parlement bruxellois, a lu avec étonnement les propositions développées par le vice-Premier ministre MR en matière de Mobilité à Bruxelles.

« Didier Reynders, c’est l’enfant de la Fée Clochette et du Tunnelier Bertha, du nom du plus gros engin de creusement existant aujourd’hui au monde», sourit Benoît CEREXHE. 

Fils de la Fée Clochette tout d’abord : d’un simple coup de baguette magique, le chef de file des MR bruxellois entend accélérer l’arrivée du RER à Bruxelles, alors même que le dernier plan pluriannuel d’investissements de la SNCB, qui retarde une fois de plus la mise en œuvre du RER, a été adopté par un Conseil d’administration présidé par un représentant MR. Benoît CEREXHE dénonce ce double langage du chef de file MR à la Chambre.

Fils de la Fée Clochette ensuite, dès lors qu’il entend réserver aux heures de pointe les lignes de tram à la seule desserte des liaisons « centre-ville – parkings de dissuasion », sans plus s’arrêter ailleurs. Benoît CEREXHE fait remarquer que, ce faisant, la STIB, financée par les Bruxellois, servirait majoritairement la mobilité des navetteurs, en réduisant l’offre de transports pour Bruxellois eux-mêmes. 

Fils du Tunnelier Bertha enfin: le chef de groupe CDH au Parlement bruxellois relève que le chef de file des MR bruxellois propose de creuser pas moins de 50 kilomètres de tunnels supplémentaires dans la ville et sous la ville. 

« La liste est longue, longue, longue, celle des projets enfouisseurs de mobilité et engloutisseurs des deniers publics », relève Benoît CEREXHE. « A défaut de se creuser la tête, le vice-Premier ministre néo-Bruxellois creuse d’abord sous terre et avant de creuser un puits sans fonds d’endettement de la Région ». Ces projets sont tout bonnement impayables et destructeurs de la Ville, comme les 15 kilomètres de tunnel sous la Forêt de Soignes (entre Drogenbos et le Carrefour Leonard) ou le dédoublement avec enfouissement partiel, de la Jonction Nord-Midi. 

Le chef de file CDH au Parlement bruxellois invite le vice-Premier ministre MR à présenter une analyse chiffrée du coût total de son programme tunnelier, incluant les coûts directs pour ce qui concerne les investissements et l’entretien de ces infrastructures et les coûts indirects tout aussi importants en termes de destruction massive des milieux urbains et naturels qu’imposeront ces projets. 

A la lecture des propositions formulées, Benoît CEREXHE s’interroge : l’ancien Ministre des Finances n’entend-il pas chercher les moyens nécessaires dans l’introduction d’une taxe nouvelle, à savoir le péage urbain pour lequel il se prononce favorablement. La taxe de roulage, appelée péage urbain, touchera, rappelons-le, tous les automobilistes qui circulent dans Bruxelles, qu’ils soient navetteurs, touristes, ou surtout Bruxellois ! A ce sujet, le chef de groupe CDH au Parlement bruxellois rappelle que toute fiscalité supplémentaire – lourde de surcroît- en ce domaine aura des répercussions sérieuses sur la position concurrentielle de Bruxelles par rapport à la périphérie, et détruira à Bruxelles de l’emploi et de l’économie au profit des Brabants flamand et wallon.
Pour conclure : « Les taupes ont trois particularités : un, elles creusent ; deux, elles détruisent en surface ; trois, elles sont aveugles », rétorque Benoît CEREXHE au chef de file du MR bruxellois : « Bruxelles n’est pas une taupinière ; à avancer à l’aveugle comme vous le faites, sans moyens budgétaires dignes de ce nom, avec des idées de taxes nouvelles, vous ne servez pas Bruxelles, vous la détruisez ! »

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