Survol: La démagogie de Vincent Dewolf n’a plus aucune limite !

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Vincent Dewolf, ce 15 avril sur les antennes de la RTBF, continue dans la démagogie et l’à-peu près sur la question du survol de Bruxelles. C’en devient indécent. Et indigne d’un candidat à la ministre-présidence de la Région dont les citoyens doivent logiquement attendre qu’il agisse avec responsabilité et sérieux. Ainsi donc, M. Dewolf laisse entendre, m’apostrophant nommément, que ce ne serait pas un hasard si les quartiers nouvellement survolés se trouvent dans des communes où ni le CDH ni le PS ne sont au pouvoir… Quel argument lamentable, alors que le CDH est dans la majorité à Watermael-Boitsfort, que le PS l’est à …Etterbeek et que le quartier du Chant d’Oiseau se trouve dans ma propre commune !

Communiqué de presse du 11 avril 2014:

« La démagogie de Vincent Dewolf n’a plus aucune limite ! » C’est en ces termes que le chef de groupe CDH au Parlement bruxellois, Benoît CEREXHE, a commenté la communication faite aujourd’hui par le bourgmestre d’Etterbeek quant à la sommation qu’il a fait déposer ce midi auprès de Belgocontrol visant comme il essaie de le faire croire à faire arrêter sans délai le survol de sa commune. « Marre des démagogues, car la vérité a ses droits et marre des pyromanes alors que le gouvernement tente de trouver une solution consensuelle avec tous les riverains », lui rétorque Benoît CEREXHE, qui a pu prendre connaissance du texte intégral de la sommation. 

Dans cette dernière, la commune d’Etterbeek, représentée par son bourgmestre, somme, via simple extrait de huissier (facturé pour la modique somme de 274,81 euros), Belgocontrol de procéder à deux actions précises… et pour le moins étonnante. M. Vincent DEWOLF demande ainsi, tout d’abord et en premier lieu, à Belgocontrol de « Faire respecter les accords de 2008 et 2010 approuvant le principe selon lequel les trajectoires de décollage devaient survoler les zones les moins densément peuplées. » (sic). Benoît CEREXHE rappelle à Vincent Dewolf que c’est précisément ce que le nouveau plan de survol défendu par tout le gouvernement fédéral a mis en œuvre : à savoir le respect des accords de 2008 et 2010 ! A moins que le bourgmestre d’Etterbeek ne laisse entendre implicitement par cette demande qu’il faille concentrer l’ensemble des décollages sur les communes les moins densément peuplées de la Région, lesquelles se trouveraient précisément être Watermael-Boitsfort, Auderghem et Uccle… Benoît CEREXHE n’ose imaginer qu’un candidat à la Ministre-Présidence du Gouvernement bruxellois puisse ne réfléchir qu’en seuls termes etterbeekois, jusqu’à développer des réflexes à ce point NIMBY (« Not In Mine Back Yard ») qu’ils devraient être rebaptisés BAFTO (« But All For The Others »). « C’est de plus de sérieux et de sens des responsabilités qu’on attend d’un candidat aux plus hautes fonctions ministérielles à Bruxelles », souligne Benoît CEREXHE.

Par ailleurs, contrairement à la communication et des effets de manche du bourgmestre d’Etterbeek, M. Dewolf ne somme nullement Belgocontrol d’arrêter de survoler Etterbeek. Dans sa seconde exigence à Belgocontrol, M. Dewolf somme en effet Belgocontrol de « Faire immédiatement cesser le survol INTENSIF de la commune d’Etterbeek », sans pour autant définir ce que serait un degré d’intensité acceptable . Pour mémoire, les communes d’Etterbeek, Boitsfort et Auderghem subissent aujourd’hui 12 % des survols liés à l’exploitation de l’aéroport de Zaventem.

Benoit CEREXHE observe également que la sommation ne fait nullement état d’action en justice, comme prétend agir M. Dewolf. « Esbroufe, intox et démagogie, voilà trois termes qui qualifient la manœuvre du bourgmestre d’Etterbeek », conclut M. Benoît CEREXHE qui s’interroge in fine sur le fait de savoir si M. Dewolf, candidat du MR à la Région bruxelloise, a pris conseil ou non auprès de la tête de liste MR à la Chambre dans l’arrondissement de Bruxelles, M. Reynders, afin d’assurer la coordination de leurs sorties médiatiques. En début de semaine, le candidat MR à la Chambre se prononçait en effet, sur les antennes de Bel RTL, pour le respect plein et entier des accords de 2008 et 2010 et l’éclatement des routes vers le Sud de Bruxelles.

5 commentaires

  1. Servaty Sophie, le

    A nouveau, Mr Cerexhe avance des chiffres (« 12% survolé pour la nouvelle route ») qui se basent sur des données inconnues. Depuis février, le chant d’Oiseau subit une grande partie des décollages, même en tenant compte de la route du canal, de jour, ce n’est en aucun cas 12% du traffic. Mr Cerexhe, vous avez laissé pour compte une partie de vos citoyens sur WSP, car probablement, ils ne représenent qu’une petite partie de l’électorat sur WSP. Quel scandale et quelle triste image de la politique sur Bruxelles.

  2. Marc Routens, le

    C’est quoi cet enbriglio sur le survol de Bruxelles? Le président du CDH précise qu’il faut sans attendre revoir les routes. Rudi Vervoort président de la région Bruxelloise est du même avis.
    Etes vous le seul avec Mr. Wathelet à rester sur ce plan, qui l’air de plus en plus foireux.

    • Benoit Cerexhe, le

      Monsieur Routens,
      Le CDH s’était engagé à tout faire pour réduire les nuisances des Bruxellois nouvellement survolés. Le CDH avait défendu l’allongement de la nuit de 22h à 7h du matin sans survol, le transfert d’une partie des nuisances de la route nouvellement utilisée vers d’autres routes existantes et le renforcement de l’inspection pour assurer le respect des procédures et des routes.

      Ces éléments avaient été déposés par Joëlle Milquet, Ministre de l’Intérieur et le Secrétaire d’Etat à la Mobilité, lors du dernier Conseil des ministres, mais n’avaient pu faire l’objet d’un accord. Depuis lors, avec Melchior Wathelet, des solutions à court terme ont été recherchées pour arriver à ces objectifs. En outre, des rencontres avec des compagnies aériennes ont permis d’aboutir à une partie de l’allègement des nuisances.
      Aussi, sur la base de ce travail collectif, le CDH se réjouit des premières décisions prises ce mardi par le Secrétaire d’Etat à la Mobilité pour alléger dans un premier temps les nuisances nouvelles.

      En effet, à très court terme :
      1. Il n’y aura plus aucun survol sur l’ancienne et la nouvelle route virage gauche à 1700 pieds entre 22h et 7h (au lieu de entre 23h et 6h).
      2. La journée (entre 7 et 22h) : au lieu d’utiliser exclusivement la nouvelle route, on donnera désormais la préférence à la 19-25D (route dite IKEA) pour autant que la capacité le permette (on ne passera en décollages 25 Droite que pour le sud, lorsque c’est nécessaire pour absorber le trafic).
      3. Certaines compagnies aériennes privilégieront désormais, à notre demande, l’utilisation de la route du Ring (balise de Chièvres) plutôt que celle de l’E411 (balises Sopok, Pites, Roussy) et traverseront la France plutôt que le Luxembourg et la Suisse pour aller vers certaines destinations du sud (Nice, Marseille, Lyon, Corse, Tunisie, etc.).
      4. Un tout nouveau contrôle a priori (autorisation préalable obligatoire du directeur général du transport aérien ou de son délégué pour toute dérogation à toute réglementation) et a posteriori (enquête de l’inspection aéronautique et procédure pénale éventuelle pour toutes les infractions constatées sur la base d’un reporting journalier mis en place en collaboration avec Belgocontrol et le service de médiation).

      Concrètement, cela signifie une réduction de moitié du trafic sur la nouvelle route en journée et une réduction à zéro entre 22h et 7h du matin.Par ailleurs, comme nous l’avions décidé, dès ce lundi 12 mai 2014, le groupe de travail constitué sous la présidence du président du SPF Mobilité se réunira à nouveau pour analyser les différentes pistes à négocier pour le prochain gouvernement et qui doivent tourner autour des axes suivants:

      1. Un investissement dans les infrastructures de l’aéroport de Bruxelles-National, avec un allongement de la piste 25 Gauche et un taxiway permettant d’utiliser davantage cette même piste 25 Gauche, ce qui permettrait de virer plus tôt vers le sud sans survoler Bruxelles et en privilégiant des zones non peuplées.
      2. La mise en place d’une véritable politique aéroportuaire fédérale, avec notamment une délocalisation du low cost et du cargo en passant par des investissements.
      3. Une réflexion sur d’éventuelles nouvelles routes visant à diminuer le survol de Bruxelles.

      Nous redisons que nous ferons une question de gouvernement de l’amélioration structurelle importante en matière de survol de Bruxelles.

      Par ailleurs, nous sommes en train de discuter de mesures complémentaires à court terme visant à déplacer les vols cargo au-dessus du Canal vers le Ring. En outre, nous poursuivons la recherche de solutions complémentaires à très court terme.

      Bien à vous,
      Benoît Cerexhe

  3. VAN DEN HAUTE, le

    Nous sommes maintenant à 9 jours des élections et aucune décision (à part celle de madame Huytebroeck) valable n’a été prise à ce jour !
    Les Bruxellois(es) sont donc toujours à la merci d’un plan (qui n’aurait jamais du voir le jour vu la procédure illégale suivie) qui durera pendant des années.

    Nous avons les partis de la majorité :
    – le PS, dans sa totalité, qui est toujours aux abonnés absents et ne prend pas la mesure des souffrances de la population !
    – le MR qui parle par l’intermédiaire de monsieur De Wolf d’un moratoire alors que ni monsieur Michel, ni monsieur Reynders ne se prononcent, laissant donc planer le flou total !
    – le CDH qui annonçait encore récemment que cette situation ne pouvait pas durer et qu’il allait y mettre fin mais qui n’ose pas prendre ses responsabilités alors que l’application du moratoire est possible de leur seul propre chef !

    en conclusion, aucun parti de la majorité n’ose prendre une attitude digne et responsable face au scandale révélé par l’étude de l’ULB, par l’étude de Bruxelles environnement, par la multitude de Bruxellois(es) !

    Est-ce que ceci est bien normal a 9 jours des élections alors que vous prétendez tous vous battre pour Bruxelles, que vous prétendez tous vouloir un bien-être dans la région Bruxelloise, … ?
    C’est à se demander si les paroles, les mots ont pour tous les francophones la même signification dans la langue de Voltaire !

    Monsieur Cerexhe, vu toutes les irrégularités constatées … cela ne m’étonnerait pas que M. Dewolf ait raison de le mentionner, cela se lit également entre les lignes du dossier réalisé par l’ULB !

    Cordialement

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