Le survol de Bruxelles est un combat collectif !

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Diverses interpellations citoyennes ont été présentées lors du Conseil communal de septembre concernant le survol de la commune. Tous les Sanpétrusiens souffrent au quotidien des nuisances inacceptables qui découlent de ce survol intensif de la capitale. Voilà pourquoi je tiens une nouvelle fois à vous le dire : je suis et je resterai le bourgmestre de tous les habitants de Woluwe-Saint-Pierre. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je me réjouis pleinement de l’arrêt rendu le 31 juillet dernier par le tribunal de première instance de Bruxelles. Il s’agit d’un réel soulagement pour les populations injustement survolées. Cette décision de justice très importante condamne le double virage à gauche et l’exploitation intensive de la route du canal, et impose au gouvernement fédéral de faire cesser l’utilisation de ces routes et/ou leur schéma d’exploitation pour ce 1er novembre. Si Woluwe-Saint-Pierre ne s’est pas jointe à l’action en cessation environnementale intentée par la région bruxelloise, c’est tout simplement parce que la position de notre commune reste légèrement différente de celle défendue par les communes voisines d’Auderghem et Watermael-Boitsfort. Dans le but de protéger et de défendre tous les Sanpétrusiens, nous ne demandons en effet pas un retour pur et simple à la situation antérieure au 6 février 2014. En juin 2005, la Cour d’appel de Bruxelles a en effet rendu un arrêt condamnant l’Etat belge à mettre fin au survol intensif des quartiers et des communes de l’Oostrand, dont Woluwe-Saint-Pierre fait partie. Il serait dès lors inacceptable de remplacer la solution actuelle, jugée illégale, par la solution du retour en arrière, qui est tout aussi illégale. Il est indispensable que nous luttions tous ensemble, habitants de la commune et de Bruxelles, pour que chacun retrouve la sérénité et une meilleure qualité de vie. Le nouveau gouvernement bruxellois l’a bien compris et a conclu un accord particulièrement strict sur la question du survol. Je me retrouve parfaitement dans cet accord. Le gouvernement régional demande ainsi une solution durable, qui devra tenir compte de deux principes : la suppression des dernières routes mises en œuvre le 6 février ET la définition de nouvelles routes selon plusieurs critères : –          Éviter les zones densément peuplées –          Garantir la sécurité D’autre part, l’extension de la nuit de 22h à 7h doit être réalisée. Ces revendications communes devront être portées très rapidement. Dès le 14 juin 2016, un règlement européen limitera en effet la capacité des Etats membres de l’Union européenne à imposer des restrictions d’exploitation aux aéroports. Les restrictions liées au bruit devront donc absolument être en place avant cette date butoir. Voilà pourquoi le Collège des Bourgmestre et Echevins a souhaité agir sans tarder, à son niveau. Nous avons en effet déposé au conseil communal de septembre une motion détaillant les mesures que nous estimons indispensables pour la tranquillité du ciel de la capitale et de ses habitants. Cette motion a été amendée de façon constructive par l’opposition et ensuite adoptée à l’unanimité par le conseil communal. Vous en trouverez le texte complet sur mon site. Je n’aurai de cesse, dans les semaines et mois à venir, de continuer à défendre ces convictions et revendications, pour le bien de tous mes concitoyens.

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